Les activités complémentaires à l'enseignement (page 5/6)
Professeur permanent dans un établissement privé
Le jeune expert-comptable, qu’il soit inscrit ou non, a la possibilité d’exercer quelques activités particulières, souvent spécifiques à notre filière.
La recherche.
Il s’agit d’un domaine complètement occulté du cursus des études comptables, et c’est bien dommage car il y a des activités passionnantes à y faire.
Généralement, on commencera par faire un DEA : soit sous le statut classique d’étudiant, soit grâce à un enseignement à distance tels que ceux proposés par l’Université de Grenoble par exemple. On pourra ensuite intégrer une équipe de recherche, publier, participer à des colloques et des congrès, se faire connaître et peut être rédiger une thèse.
Ceci tout en exerçant une activité principale autre (enseignant, expert-comptable), l’intensité de la recherche dépendra
alors du temps disponible.
A terme, c’est une possibilité d’activité rémunérée complémentaire (développement relationnel,
entrée dans des cercles jusqu’alors inconnus..).
La thèse, la spécialisation et la recherche sont d’ailleurs indispensables pour qui souhaite enseigner à HEC ou l’ESSEC par exemple, où l’expertise-comptable n’est plus suffisante...
Les jurys d’examens.
La filière comptable est particulièrement riche en ce domaine, tous les jeunes EC le savent et pour cause…
Epreuves écrites et orales du DESCF et de l’expertise- comptable constituent un travail complémentaire intellectuellement intéressant , et rémunéré.
Il faut en principe être agrégé ou expert-comptable pour être au jury du DESCF, professeur des Universités ou expert-comptable pour être au jury du DEC (avec quelques exceptions comme toujours…).
Certains professeurs agrégés sont aussi membres des jurys du CAPET (externe et interne) et de l’agrégation (externe et interne).
Le journalisme et la rédaction d’ouvrages.
Une grande partie des ouvrages de gestion et la quasi-totalité des manuels sont écrits par des enseignants.
Si l’éditeur est réputé, c’est une belle carte de visite (très appréciée par la hiérarchie pour obtenir une classe préparatoire dans le public par exemple..).
Rares sont les cas ou l’on gagne de l’argent à écrire un manuel de gestion : environ 10% du prix hors taxe de l’ouvrage reviennent à l’auteur.
Par contre, le travail peut être considérable.
L’ écriture dans des revues spécialisées (Revue Française de comptabilité, Revue fiduciaire..) reflète généralement une spécialisation de haut niveau.
Activité passionnante pour qui aime écrire, c’est un moyen de rester au sommet.
Cela permet parfois d’avoir un complément de revenu si les publications sont régulières.
Texte écrit par
Patrick
Modérateur du Forum Compta-Online.
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