Pour réactiver votre profil, veuillez nous en faire la demande en cliquant ici
Lien à copier :
Voter
0
Bonjour Squier,
Et en effet, c'est bien le risque.
Toutefois, il y a un principe en France dont je suis très attaché, c'est le principe de non immixtion de l'administration fiscale dans les affaires privées.
Autrement dit, si j'ai envie de gérer mon groupe comme ça, ce n'est pas un agent de l'administration qui peut me dire comment faire. Après tout, c'est pas eux qui prennent un risque, c'est l'entrepreneur.
Dès lors, et à condition que je peux démontrer que la holding a un intérêt d'agir ainsi (puisqu'il ne faut pas non plus que mes d2cisions de gestion soient contraires à l'intérêt supérieur de l'Etat) le Fisc n'a pas le droit de me dire "mais vous auriez pu faire autrement". Je sais qu'ils essaient souvent de le faire, mais les tribunaux sont très avertis sur ce point, et protègent le contribuable.
Or dans un groupe, l'intérêt n'est pas difficile à prouver. Par exemple, si ne ne centralise pas au sein d'une seule structure les frais généraux, peut-être je serais obligé d'embaucher une personne de plus dans les filiales pour traiter la surcharge du travail de gestion administrative. Si je ne centralise pas les loyers, peut-être le propriétaire serait tenté de m'exiger un caution bancaire (coût supplémentaire). Les justifications sont légions, par contre, et c'est là, le point le plus important, dans la convention, il faut que cet intérêt transpire. Mon mémoire porte sur ce sujet, et le fin mot de l'histoire, après avoir analysé la jurisprudence, est que toute convention doit avoir un préambule qui position les parties dans le groupe, et surtout qui liste les motifs pour lesquels on choisit cette façon de faire, et pas une autre. Si la justification économique y est, et qu'on fait une économie fiscale dans la foulée, nos amis de l'administration n'ont rien à dire..... Et ce principe doit être défendu par tout contribuable !!
Bien cordialement, Tom
--------------------
Tom
(D'origine d'irlandaise, je vous remercie d'être tolérant sur mon orthographe et surtout sur les mélanges le/la... Je m'applique !!!!!!)
Modérateur Compta Online
Pour réactiver votre profil, veuillez nous en faire la demande en cliquant ici
Lien à copier :
Voter
0
Bonjour Tom,
Les nombreux échanges sur le sujet montre qu'il est complexe et que l'administration fiscale est très présente sur les redressement des holding. Je suis enseignant à Euromed sur le thème de l'optimisation de la rémunération des dirigeants. La taxe sur les salaires est souvent un frein au développement des PME françaises. Le dirigeant restant au "chaud" rémunéré en bas sur la (ou les) fille(s) et la holding reste pure pendant des années. Pour la plupart des sociétés de "Province", la transformation de la holding en SARL est une bonne solution. Une autre solution, enfin un moindre mal, est de prévoir un accord d'intéressement spécifique à la holding. A condition que les seuils soient respectés, une partie des rémunérations échappant aux charges sociales, elles échapperont à la taxe sur les salaires. Merci pour ces échanges,
--------------------
Frédéric LOYER
www.arche-expertise.fr
Sujet : Du nouveau sur le risque taxe sur les salaires dans les holdings
Pour réactiver votre profil, veuillez nous en faire la demande en cliquant ici
Lien à copier :
Voter
0
Bonjour,
Bel article de Tom dans la newsletter de janvier 2012 sur la TSS Holding
Cela reprend ce que préconise EFL + REVUE FIDUCIAIRE sauf que vous ajoutez/maintenez la génération de recettes TTC en faisant remonter les FG sur la holding pour des raisons d'optimisation (vous pouvez rajouter le carburant, les honoraires de toute sorte (l'avocat facture la holding pour un litige sur une filiale), les assurances....)
Je suis étonné que ces 2 publications n'évoquent pas le cas pour venir en aide à leurs abonnés. Si cette génération de recettes TTC (auxquelles on peut rajouter un costplus) est tolérée, vous évacuez une grande partie du problème de TSS
Effectivement, vous pouvez également baisser un peu les salaires sur la holding en compensant par de l'interessement
Pour réactiver votre profil, veuillez nous en faire la demande en cliquant ici
Lien à copier :
Voter
0
Bonjour,
Merci Squier pour ce commentaire.
Effectivement, célà m'etonne un peu également, il y a quelques livres spécialisés qui en font part (puisque mon memoire porte sur les risques fiscaux dans les conventions intragroupes, donc j'ai eu l'occasion de faire pas mal de recherches à ce sujet).
Sachez qu'on a eu également à défendre un dossier dans un controle fiscal, dont le chef de redressement portait sur deux choses, :
- la notion d'acte anormal de gestion en ce qui concerne l'interet pour une société holding de centraliser des couts avant de les dispatcher, - et correlativement, du fait que l'administration a souhaité ecarter ces contrats, un rappel du TSS par rapport au coef. d'assujetissement modifié.
On a eu gain de cause sur les deux chef, en effet, à condition de bien rediger sa convention, et de démontrer que la centralisation au niveau de la holding permet de générer des avantages pour les filiales, (par exemple, la gestion de la flotte des portables a permis de faire des économies de forfait dont une partie a été répércutée sur les filiales) ce type de montage est parfaitement admis.
Il semblerait que l'administration n'a jamais voulu aller au C.E. avec ce type de litige. Toutefois, avec la jurisprudence de 06/2011 par rapport au dirigeant et sa situation face à la TSS, ceci pourrait changer sur les années à venir.
Point donc à suivre
Cordialement
Tom
--------------------
Tom
(D'origine d'irlandaise, je vous remercie d'être tolérant sur mon orthographe et surtout sur les mélanges le/la... Je m'applique !!!!!!)
Modérateur Compta Online
Sujet :
Du nouveau sur le risque taxe sur les salaires dans les holdings
Pour réactiver votre profil, veuillez nous en faire la demande en cliquant ici
Lien à copier :
Voter
0
Bonjour.
Au cours d'un controle fiscal dans un holding, un agent de l'administration (un très très bon d'ailleurs!!) m'a soumis un point de redressement, sur lequel j'aimerais avoir votre avis.
Mon client est une société holding à la tete d'un beau groupe de PME. Dans cette holding, il y a deux personnes qu'y travaillent : une comptable qui s'occupe de plusieurs des sociétés et le PDG du groupe. Ce dernier se fait rémunéré sur cette holding, uniquement.
La société holding est également la société tete de groupe d'un groupe fiscal intégré. Elle facture des prestations d'assistance. Mais elle remonte également chaque année des dividendes importants afin de couvrir les echeances de ses dettes seniors d'acquisiton de ses filiales cibles.
Sur le principe, on est donc soumis à la TSS sur le salaire du PDG, qui a, depuis la jurisprudence de 2011, obligatoirement une fonction tranversale. Jusqu'à là, on est d'accord avec l'administration. En revanche, le litige porte sur le calcul du prorata d'assujetissement du salaire, et précisement sur ce qui entre dans le dénominateur du rapport d'assujetissement.
En effet, au sein du groupe, la convention d'intégration fiscale prévoit la contribution de chaque filiale à l'impôt du groupe à hauteur du montant qu'elle aurait eu à payer si elle avait été imposée en propre. On prévoit également la réallocation des economies d'impôt aux filles deficitaires. Par contre toutes les autres économies réalisées du fait de l'existence du groupe restent centralisées au sein de la société mère. Du coup, entre l'exploitation déficitaire de cette dernière (du fait de la non imposition des dividendes par le régime mère fille) et des economies d'impôt, je me retrouve chaque année avec un compte 695 créditeur (de montants importants d'ailleurs).
L'administration considère que cette economie d'impot IS est un produit, et à ce titre, est à intégrer au dénominateur du prorata d'assujetissement. Moi, je suis pas d'accord, rien que sur un plan intellectuel (en effet, c'est pas un "produit" mais "une charge négative", et il y a un problème d'égalité de traitement selon que je suis dans un groupe et que je réalise un économie d'impôt de suite, ou si je suis pas en groupe, et que je report en avant mon déficit).
J'ai cherché un peu partout sur le doc classique (précis, NAVIS, etc), j'ai rien trouvé à ce sujet.
J'aimerais savoir si certains d'entre vous ont eu à traiter ce problème. L'enjeux financier est de l'ordre de 50K¤, et mon client ira au tribunal sur ce point, d'autant plus que ca va également avoir une consèquence sur mon coef de déduction au niveau de la TVA. Mais d'autres cas me conforterai si ca allait dans le bon sens.
Bien cordialement,
Tom
--------------------
Tom
(D'origine d'irlandaise, je vous remercie d'être tolérant sur mon orthographe et surtout sur les mélanges le/la... Je m'applique !!!!!!)
Modérateur Compta Online
Avertissement : Ce forum permet aux internautes de dialoguer librement sur le thème de la comptabilité. Les réponses des Internautes et des membres du forum n'engagent en aucun cas la responsabilité de Compta Online. Tout élément se trouvant sur ce site est la propriété exclusive de Compta Online, sous réserve de droits appartenant à des tiers. Toute copie, toute reprise ou tout usage des photographies, illustrations et graphismes, ainsi que toute reprise de la mise en page figurant sur ce site, ainsi que toute copie ou reprise en tout ou partie des textes cités sur ce site sont strictement interdits, sous réserve de l'autorisation express écrite de l'ayant droit.
Toute reprise ou tout usage, à quelque titre que ce soit, des marques textuelles, graphiques ou combinées (comme notamment les logos) sont également interdits, sous réserve de l'autorisation express écrite de l'ayant droit.