CF. REGLEMENT N°2002-10 DU 12 DECEMBRE 2002L'assemblée plénière du Conseil national de la comptabilité, réunie le 27 juin 2002, approuve l'avis relatif à l'amortissement et à la dépréciation des actifs. Elle demande au Conseil de transmettre cet avis au Comité de la réglementation comptable pour que les dispositions normatives soient reprises dans le règlement n°99-03 du CRC relatif au plan comptable général et souligne la portée pour les comptes consolidés des dispositions reprises au §.IV ci-après.
Elle émet le voeu que :
* les règlements n°99-02, 99-07 et 2000-05 du CRC relatifs aux comptes consolidés précisent, dans le cadre des
travaux à venir, de manière détaillée, les modalités de détermination des flux futurs de trésorerie pour l'estimation
de la valeur d'usage en relation avec l'avancement des travaux de l'IASB sur la modification de la norme IAS 36 ;
* le groupe « actualisation », dont la création avait été souhaitée lors de l'adoption de l'avis sur les passifs, engage
simultanément ses travaux ;
* le 2ème alinéa de l'article 248-3 du décret du 23 mars 1967 prévoyant que « l'écart non affecté est rapporté au
compte de résultat, conformément à un plan d'amortissement, ou de reprise de provisions » soit réexaminé dans
le cadre des travaux à venir du CNC et de l'IASB sur les regroupements d'entreprises (« Business combination
one ») ;
* au plan fiscal
- contrairement à son instruction BOI 4 D-1-88 du 29 février 1988, l'Administration fiscale admette que des
amortissements dérogatoires puissent être constatés lorsque des durées comptables (résultant d'une utilisation
propre à l'entité) sont plus longues que les durées fiscales résultant des usages professionnels généralement
admis.
- qu'en cas de comptabilisation de dépréciations, les écarts constatés sur les exercices suivants, entre les
dotations calculées sur la nouvelle base amortissable et, celles qui auraient résulté de la base amortissable
antérieure, puissent donner lieu à constatation d'amortissements dérogatoires (conformément à la règle du
minimum linéaire cumulé) et dès lors, bénéficier du traitement des amortissements réputés différés.
Le présent avis porte sur :
* La définition des amortissements et des dépréciations d'actifs ;
- Les critères permettant de distinguer les actifs amortissables des actifs non amortissables ;
- Les modalités de calcul des amortissements et des dépréciations ;
- Les critères de constitution et de reprise des dépréciations.
Le champ de l'étude exclut :
* Les amortissements dérogatoires, qui sont des provisions réglementées ;
* Les provisions pour risques et charges, traitées dans le règlement n°2000-06 du CRC sur les passifs ;
* La dépréciation des stocks ;
* L'amortissement et la dépréciation des instruments financiers (1) ;
* Les amortissements spécifiques des entreprises concessionnaires ;
* La dépréciation des titres de participation ;
* La dépréciation des actifs résultant d'avantages au personnel ;
* L'amortissement ou la dépréciation des charges inscrites à l'actif conformément aux articles
361-1 et
361-2 du
plan comptable général ;
* Les provisions sur opérations partiellement exécutées à la clôture de l'exercice, traitées par l'avis CNC n°99-10.
* Compte tenu de ces exclusions, l'étude couvre l'amortissement et la dépréciation :
* Des immobilisations incorporelles (marques, brevets, logiciels, fonds commerciaux, frais de recherche et
développement)
* Des immobilisations corporelles, (y compris les immobilisations détenues en location financement dès lors qu'elles
sont inscrites au bilan du preneur).
Les textes présentés en gras ci-après, sont destinés, à l'exception des têtes de chapitre, à être repris dans le plan comptable général.
(1) Un instrument financier désigne tout contrat qui donne lieu à la fois à un actif financier pour une entreprise et à un passif financier ou à un instrument de capitaux propres pour une autre.
Un actif financier désigne tout actif qui est :
(a) de la trésorerie ;
(b) un droit contractuel de recevoir d'une autre entreprise de la trésorerie ou un autre actif financier ;
(c) un droit contractuel d'échanger des instruments financiers avec une autre entreprise dans des conditions potentiellement favorables ; ou
(d) un instrument de capitaux propres d'une autre entreprise.