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L'intelligence artificielle et la data appliquées aux métiers de commissariat aux comptes

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Catégorie : Actualité des métiers du chiffre
Une formation ENOES/CNCC pour mettre l'IA au service de l'audit

L'ENOES et la Compagnie nationale des commissaires aux comptes (CNCC) accompagnent les professionnels de l'audit dans leur transformation. C'est tout l'objectif de la formation « L'intelligence et la data appliquées aux métiers de commissariat aux comptes », conçue par l'ENOES en partenariat avec la CNCC.

A qui s'adresse cette formation ? Qu'en retiennent ses participants ? Témoignage de Vincent Le Page, expert-comptable et commissaire aux comptes au sein du cabinet VDB associés, et Samuel Jousset, chef de mission au sein du cabinet Flouz.

Quel était votre objectif en vous inscrivant à cette formation ?

Vincent Le Page : Nous utilisons déjà au quotidien des logiciels de traitement de bases de données, qui nous ont permis d'automatiser de nombreuses tâches, comme le contrôle de la césure, ou la vérification des flux des entités clientes. Avec cette formation, j'ai voulu développer mes compétences et enrichir mes travaux, notamment grâce à l'utilisation de l'intelligence artificielle.

J'ai quelques idées assez précises d'utilisation de cette technologie, notamment pour modéliser des activités complexes mais également en matière d'audit. Dans ce domaine, l'intelligence artificielle devrait me faciliter la vie.

Samuel Jousset : Le métier évolue, et consiste désormais en grande partie à traiter de la donnée, que ce soit en expertise comptable ou en audit. J'ai toujours eu un intérêt pour la programmation, mais l'objectif pour moi est d'aller plus loin en termes de conseil. Je pense en effet que l'analyse de la donnée peut profiter à l'ensemble de nos clients. 

 

A votre avis, tous les cabinets doivent-ils s'intéresser au sujet ?

Vincent Le Page : On sait que les cabinets de taille importante travaillent déjà dans le domaine de l'intelligence artificielle. Ils mobilisent des équipes entières et vont donc très vite acquérir des compétences sur ce sujet. A l'échelle de la profession, les plus petits cabinets peuvent donc rapidement décrocher, sauf s'ils s'approprient des applicatifs suffisamment aboutis pour réaliser du traitement de données sans requérir les compétences d'un data scientist. Pour moi, c'est un enjeu stratégique.

Samuel Jousset : La généralisation prochaine de la facturation électronique est aussi une opportunité pour tous les cabinets d'apporter de nouveaux types de conseils à leurs clients, sur la base de données plus exhaustives et plus fraîches. En cela, tous les cabinets sont concernés selon moi.

 

Les commissaires aux comptes, les experts-comptables et leurs collaborateurs doivent-ils devenir des data scientists ?

Samuel Jousset : D'un côté, tout le monde ne peut pas devenir data scientist. De l'autre, pour recruter ce type de profil, il faut avoir suffisamment de matière à lui fournir, et donc une structure de taille assez importante. Là encore, ça n'est pas le cas de tout le monde.

En revanche, un collaborateur comptable qui s'intéresse à l'informatique peut tout à fait suivre ce type de formation et apporter de nouvelles choses à ses clients, quelle que soit la taille du cabinet. Je recommande aussi aux experts-comptables et commissaires aux comptes d'assister à cette formation, ne serait-ce que pour comprendre ce qu'il est possible de faire avec les technologies les plus récentes et apprendre à communiquer avec les personnes qui traitent la donnée.

Vincent Le Page : Je pense que nos cabinets doivent de plus en plus intégrer des personnes avec des compétences informatiques dans les cabinets. C'est l'avenir. Si la profession comptable n'apprend pas à traiter la donnée, ce sont les profils techniques qui s'approprieront les flux comptables. 

Je rejoins Samuel sur l'intérêt de suivre ce type de formation pour comprendre les enjeux et être en mesure de communiquer avec les profils techniques qui réalisent les traitements. Personnellement, j'ai du mal à déléguer des choses que je ne maitrise pas un minimum, ne serait-ce que pour décrire le besoin. Tous les commissaires aux comptes ne deviendront pas des data scientists, mais il faut a minima être capable de formuler les bonnes demandes. 

 

Qu'avez-vous pensé de l'approche pédagogique de cette formation ?

Vincent Le Page : Je l'ai trouvée parfaitement adaptée. Le gros point fort de la formation, ce sont les formateurs, à la fois passionnants et passionnés. Je salue le travail de Nicolas, Dimitri et Jérémy, qui disposent d'une maîtrise technique incroyable, tout en rendant les choses simples. Si j'avais une petite suggestion à formuler, ce serait peut-être de consacrer une journée supplémentaire à la partie sur les applications métiers.

Samuel Jousset : Cette formation est rapidement opérationnelle : on passe constamment de la pratique à la théorie, et inversement. Par ailleurs, dès les premières sessions, on commence à écrire du code. Je rejoins Vincent sur la qualité des formateurs : chaque intervenant avait son rôle et sa spécialité, rendant le tout extrêmement riche.

 

A qui recommanderiez-vous cette formation ?

Vincent Le Page : Cette formation peut intéresser aussi bien des commissaires aux comptes que des experts-comptables ou des collaborateurs. Cependant, il y a des prérequis. Il me semble important d'avoir certaines facilités en informatique, et un bon niveau de connaissances en mathématiques. Il faut aussi pouvoir travailler entre deux sessions, pour pratiquer les enseignements.

Samuel Jousset : Effectivement, un bon niveau en mathématiques est nécessaire. Il est aussi préférable d'avoir déjà fait un peu de programmation, par exemple en VBA. Concernant l'aspect métier, l'accent est mis sur l'audit, mais tout ce que j'ai pu voir à ce stade s'applique tout aussi bien à l'expertise comptable. Le prérequis le plus important, c'est la curiosité dans le domaine informatique.

Après une 1ère session en novembre 2022, la formation IA Intelligence artificielle appliquée au métier et aux missions de CAC redémarre pour une session 2, le 12 janvier 2023. Cette formation de 2 fois 11 jours a été conçue par l'ENOES en partenariat avec la CNCC.

Renseignements pour la prochaine session en écrivant à contact@enoes.com

ENOES, l'Ecole de l'Expertise Comptable et de l'Audit

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