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La capacité d'autofinancement : indicateur essentiel pour l'entrepreneur

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Catégorie : De la saisie au bilan
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Capacité d'autofinancement

La capacité d'autofinancement (CAF) est un indicateur important pour le chef d'entreprise. Il permet de connaître les moyens financiers dégagés par son activité à la date de clôture.

 

Qu'est-ce que la capacité d'autofinancement ?

La capacité d'autofinancement est une analyse complémentaire aux flux des ressources durables. Pour faire simple, c'est la trésorerie nette dégagée sur l'exercice par l'entreprise qui se calcule par la différence entre les produits encaissables et les charges décaissables.

Capacité d'autofinancement = Produits encaissables - Charges décaissables

 

Quels éléments retenir pour calculer la capacité d'autofinancement ?

Pour faire simple, la capacité d'autofinancement doit être retraitée par les valeurs ayant un impact sur la comptabilité mais pas sur la trésorerie. On y trouve les dotations aux amortissements, les provisions,... : ces éléments sont déduits d'un point de vue comptable mais sont sans incidence sur la trésorerie.

 

Comment calculer la capacité d'autofinancement ?

Deux méthodes existent pour calculer la capacité d'autofinancement : une méthode basée sur le résultat appelée additive et une méthode basée sur l'excédent brut d'exploitation (EBE) appelée soustractive.

La méthode additive par le résultat

Cette méthode est celle le plus couramment utilisée pour déterminer la capacité d'autofinancement d'une entreprise.

Résultat de l'exercice

Charges non décaissables
(Dotations aux amortissements, dépréciations et provisions)

Comptes 68

Valeur nette comptable d'élément d'actifs cédés

Comptes 675

Produits non encaissables
(Reprises sur amortissements, dépréciations et provisions)

Comptes 78

Produits des cessions d'éléments d'actifs

Comptes 775

= Capacité d'autofinancement (CAF)

 

La méthode soustractive par l'EBE

Cette méthode est la seule recensée dans le plan comptable générale. Même si elle est moins utilisée que la méthode additive, elle n'en reste pas moins une autre solution pour déterminer la capacité d'autofinancement.

Excédent Brut d'Exploitation (EBE)

Produits encaissables
(Autres produits d'exploitation non compris dans l'EBE, les produits financiers, les produits exceptionnels)

Comptes 75
Comptes 76
Comptes 77 (sauf 775)

Charges décaissables
(Autres charges d'exploitation non compris dans l'EBE, les charges financières et les charges exceptionnelles)

Comptes 65
Comptes 66
Comptes 67 (sauf 675)

Participation des salariés au résultat

Comptes 691

Impôt sur les sociétés

Comptes 695

= Capacité d'autofinancement (CAF)

 

Quelques ratios en lien avec la capacité d'autofinancement

Une fois le calcul de la capacité d'autofinancement réalisé, il est important de faire le lien avec d'autres éléments. C'est pour cette raison que quelques ratios complémentaires peuvent être calculés pour une meilleure compréhension.

 

La rentabilité de l'activité



La rentabilité de l'activité =

Capacité d'autofinancement
______________

Chiffre d'affaires


Ce ratio permet de connaître combien l'entreprise arrive à dégager de capacité d'autofinancement par rapport au chiffre d'affaires.

La capacité d'endettement



La capacité d'endettement =

Dettes financières
______________

Capacité d'autofinancement


En règle générale, les établissements bancaires estiment que ce ratio doit être au plus de 3 voire 4. Au-delà, c'est que l'entreprise a un trop lourd endettement pour avoir recours à un nouveau financement.

La capacité de remboursement



La capacité de remboursement =

Remboursement d'emprunts
______________

Capacité d'autofinancement

Ce ratio permet de connaître la capacité d'une entreprise à rembourser ses emprunts. La valeur doit être inférieur à 50%. Au-delà, c'est que l'entreprise a trop d'endettement.

 

Quel intérêt de comprendre la capacité d'autofinancement ?

Une capacité d'autofinancement positive permet de faire face à des investissements à venir sans avoir recours à des financements externes (prêt bancaire, apport des associés,...). Cela signifie une indépendance vis-à-vis de certaines parties prenantes (banquier, associés,...) en investissant librement et sans surcoût pour l'entreprise (intérêts financiers).

 

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