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Le bonheur au travail, tout le monde y gagne : info ou intox ?

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Catégorie : Ressources humaines
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Modifié le 21/06/2017

Bonheur au travail

A l'automne 2016, le cabinet de ressources humaines Robert Half a interrogé des milliers de salariés à travers le monde et en a rédigé un rapport intitulé « Le bonheur au travail, tout le monde y gagne ».

Vérité ou simple stratégie marketing ?

En France, pas moins de 2 000 employés de tous secteurs, tous âges et tous milieux, ont participé à cette enquête. Cette dernière a également été effectuée en Australie, en Belgique, au Canada, en Allemagne, aux Pays Bas, au Royaume Uni et aux Etats-Unis.

Trois éléments phares ressortent selon ces employés français pour être heureux au travail : une équité de traitement, la fierté de leur entreprise et de leur travail en son sein, et les bonnes relations avec leurs collègues.

Et comme nous allons le voir, le bonheur au travail est nécessaire et doit être réellement pris en considération par les entreprises, il ne s'agit pas d'un concept abstrait et secondaire. En effet les salariés heureux travaillent mieux, sont en meilleure santé et plus productifs. De quoi améliorer son rendement et ses ventes (presque) simplement !

 

Français et bonheur au travail : quels sont les besoins pour être heureux en entreprise ?

Selon le sondage du cabinet Robert Half en France, voici donc les quatre éléments cités en tête par les employés de l'hexagone : « être traités équitablement et avec respect »(50,5%), « sentiment d'accomplissement »(49,2%), « fierté de son entreprise »(48,6%), « intérêt du poste »(46,1%). Pour les femmes, le sentiment d'accomplissement arrive même en premier. La valorisation du travail passe avant tout par une valorisation de l'humain.

Il est d'ailleurs intéressant de noter que le sentiment de bonheur ne croît pas en fonction du salaire ni du niveau de responsabilités contrairement à ce que certains pourraient penser. En effet, ces éléments s'accompagnent souvent d'un stress accru et d'une jalousie parfois très présente qui ne peuvent alors pas s'associer avec un bonheur profond et durable. A ce sujet, près d'un tiers des sondés seraient prêts à accepter un poste moins bien payé que le leur si ce dernier leur permettait d'atteindre un niveau de bonheur plus élevé.

Toutefois, seulement 38% des employés français estiment être payés à leur juste valeur (contre 55% en Australie ou aux USA). Pas assez payés les français ?

En moyenne, ils donnent la note de 63,8 sur 100 en ce qui concerne leur satisfaction au travail (seulement 59,9 sur 100 lorsque le nombre d'employés de l'entreprise dépasse les 10 000 employés). Un bon score également relevé grâce au lien social tissé avec leurs collègues : 81% des sondés affirment apprécier leurs collègues et bien s'entendre avec eux.

 

Bonheur et secteur professionnel : pourquoi certains métiers et secteurs semblent rendre plus heureux que d'autres ?

Qui sont les plus heureux ? Les salariés travaillant dans le domaine informatique sont ceux qui affirment atteindre le plus haut taux de bonheur au travail. Ils sont en effet particulièrement pris en considération à l'heure de la transition numérique et les entreprises se battent souvent pour travailler avec les meilleurs d'entre eux... en les attirant avec des offres alléchantes !

A l'inverse, les juristes le sont le moins alors que paradoxalement ce sont ceux qui considèrent leur travail comme étant le plus intéressant. Intérêt du travail et bonheur en son sein ne vont donc pas de pair. Le rapport n'est pas binaire et plusieurs facteurs entrent en ligne de compte pour savoir mesurer si un salarié est heureux ou non.

Pour Nic Marks, PDG de Happiness Works, interrogé pour l'étude, l'intérêt du travail ne suffit pas, il faut également des perspectives d'évolution, de formation... Le bonheur est un tout et repose sur trois émotions positives fondamentales : l'enthousiasme, l'intérêt et le contentement.

En ce qui concerne la période la plus heureuse pour un employé, il s'agit de celle de 6 à 10 ans d'expérience, le salarié se sent alors épanoui car expert dans son domaine, à une période de sa vie où il se sent serein mais où il a encore beaucoup à apprendre. Nous pouvons également supposer qu'il n'a pas encore atteint l'âge des désillusions et qu'il estime encore avoir de belles années à vivre en entreprise.

Globalement les salariés les plus heureux ont entre 18 et 34 ans. Ils atteignent également un plus haut taux de bonheur lorsque leur entreprise comporte entre 250 et 999 salariés.

 

Réunions et communication : impact sur le bonheur au travail

Mais alors comment améliorer le taux de bonheur de vos salariés ? Au delà du fait de leur proposer plus de flexibilité au travail (possibilité de home office, adaptabilité des horaires ou du lieu de travail...), il est important de leur proposer des perspectives d'évolution et de les former régulièrement, comme les Millenials par exemple le souhaitent par exemple les Millenials.

De plus, l'étude de Robert Half nous apprend également que les sondés participant régulièrement à des réunions semblent davantage épanouis au travail et moins stressés : une communication effective est nécessaire pour le bonheur des français au travail !

57% des sondés considèrent que le bonheur dépend aussi bien de l'employé que de l'entreprise et que les efforts doivent être communs. A peine plus d'un employé sur 10 considère que seule sa responsabilité impacte sur son bonheur. Et finalement, seulement 9% considèrent que seule la responsabilité du patron est engagé.

Le bonheur au travail ? Un travail collectif... qui en vaut la peine !

Sarah Gillot

Sarah Gillot est Chef de Projet Online Marketing pour Makerist - start-up à Berlin - afin de développer le marché français.

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