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Les experts-comptables, la rentabilité et les cabinets low-cost

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Catégorie : Actualité des métiers du chiffre
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Article écrit par Rocci Frédéric sur Google+ Rocci Frédéric sur Twitter Rocci Frédéric sur Facebook Rocci Frédéric sur LinkedIn (54 articles)
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La rentabilité des cabinets comptables et les offres low-cost

Selon les dernières études de la profession, la rentabilité des cabinets baisse régulièrement depuis plusieurs années.  Des cabinets en ligne viennent de lever des fonds pour accélérer leur développement.

Proposer des produits « low cost » pour attirer davantage de clients est-il une solution ?

Encourager la mutualisation des bonnes pratiques ou des ressources peut-elle être une solution ?

Le cabinet dit « low cost » adopte un modèle bien connu avec des prix très bas sur les prestations de base, et une facturation à la carte de chaque prestation complémentaire. Au final, ce modèle peut s'avérer intéressant pour une micro structure qui démarre mais souvent, plus coûteux et avec un service moindre pour une entreprise en pleine croissance. Pour rentabiliser un modèle « low cost », il faut industrialiser l'ensemble des procédures du cabinet, ce qui induit automatiquement une perte de la relation de proximité entre l'expert-comptable et son client. Le « low cost » conviendra donc certainement à un type de clientèle (et pourra peut-être même attirer de nouveaux clients qui n'auraient pas osé franchir la porte d'un cabinet) mais il laissera une part encore importante aux cabinets plus traditionnels. Les deux offres pouvant être d'ailleurs complémentaires.

Notre valeur ajoutée, c'est notre diplôme et notre déontologie. La relation de confiance que nous instaurons et les conseils que nous prodiguons à un chef d'entreprise ne sont pas ubérisables. Je pense sincèrement que les missions comptables « automatisables » ne créeront plus de marge et qu'il nous faut nous concentrer sur la fiabilisation, l'interprétation, et le stockage de ces données. Il faut en effet encourager les cons½urs et les confrères à valoriser ces services.

Sur la mutualisation, c'est évidemment une solution intéressante et c'est d'ailleurs ce que font les institutions et les syndicats depuis longtemps, en proposant des outils en ligne à l'ensemble de la profession ou des clubs sur des thématiques particulières. C'est ce que nous proposons de renforcer dans notre programme pour la prochaine mandature.

La mutualisation entre cabinets (via des groupements de moyens ou autres ...) commence à faire son chemin. On voit de plus en plus de cabinets se rapprocher sans pour autant se marier. C'est une des solutions qu'ECF préconise depuis plusieurs années notamment dans le domaine du commissariat aux comptes pour conserver les mandats dans les plus petites structures. La mutualisation entre cabinets va donc certainement continuer à se développer. Les institutions et les syndicats doivent l'encourager en proposant des modèles organisationnels et juridiques mais cela reste un choix stratégique individuel.

 

Depuis plusieurs années les marges de nos cabinets stagnent voire régressent.

La politique menée par le CSOEC depuis 8 ans n'a rien arrangé car les voies de croissance se situent chez nos clients naturels que sont les entreprises et pas chez les particuliers.

Le rôle de l'Institution n'est pas de s'immiscer dans la stratégie des uns et des autres mais de s'assurer que chacun respecte les valeurs et les règles de la profession.

S'il est un peu tôt pour faire un bilan du « low cost », il est intéressant de noter que ce modèle a été mis en ½uvre par des cabinets de toutes tailles. Quant à la mutualisation de bonnes pratiques ou de ressources, plus qu'une stratégie, c'est devenu une obligation tant notre métier s'est complexifié.

 


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