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Les experts-comptables courtisés

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Warriors
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Etudiant


Ecrit le: 08/02/2007 12:04
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Bonjour à tous

Je ne sais pas si tout le monde a eu l'occasion de lire cet article qui est réconfortant et encourageant.

Il ne s'agit pas de faire de la publicité ou quoi que ce soit sur le journal en question mais juste de s'intéresser à l'article.

Ci joint le lien : http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0,36-863579,0.html

CODE
Dans la galaxie des métiers de la finance - qui tiennent leur Salon annuel Profinance les 5 et 6 février au Palais Brongniart, en partenariat avec Le Monde -, les grandes entreprises offrent d'importantes opportunités de carrière aux jeunes diplômés que tenterait moins le milieu des banques, des assurances et des marchés financiers. Plusieurs filières existent pour entrer et progresser, jusqu'à la position de directeur administratif et financier (DAF), ou de directeur financier.

Dans les grandes entreprises, la voie royale est, traditionnellement, l'enchaînement entre un diplôme de grande école de gestion, un passage plus ou moins long dans l'un des quatre cabinets d'audit internationaux, avant d'obtenir un poste hiérarchique au sein de la direction financière, du contrôle de gestion ou de la trésorerie. Après quoi, la compétition interne permettra, ou pas, d'accéder au sommet de cette fonction, avec toutefois la forte probabilité d'être "coiffé au poteau" par un cadre supérieur issu des filières de reproduction habituelles de l'élite dirigeante française : un polytechnicien ou un énarque passé par un grand corps d'Etat et, de préférence, un cabinet ministériel, venu pantoufler au sommet d'une grande entreprise. "D'autant que la fonction de directeur financier, autrefois perçue comme plutôt technique, tend à devenir un marchepied décisif pour l'accès à la tête des plus grandes entreprises, tant la stratégie de ces dernières s'est orientée vers des opérations de fusions, d'acquisitions, d'alliances, dont la composante financière est essentielle", observe Luc Monteret, président de l'institut Experts-comptables en entreprise (ECE) et de l'Union des diplômés d'expertise comptable en entreprise.

"Pourtant, une autre voie d'accès aux sommets de la fonction financière prend de l'ampleur depuis deux à trois ans", affirme Thierry Carlier-Lacour, directeur associé du cabinet de recrutement Humblot-Grant Alexander, celle de l'expertise comptable. "Il y a encore sept ou huit ans, la part des DAF des entreprises du SBF 120 (indice qui regroupe les plus grandes entreprises françaises cotées en bourse) titulaires du diplôme d'expertise comptable ne dépassait pas 5 % à 6 %, elle a plus que doublé aujourd'hui", observe-t-il. Dernier exemple en date, le nouveau directeur financier du groupe pharmaceutique Sanofi-Pasteur.

Luc Monteret tempère toutefois cet enthousiasme en notant que la plupart des diplômés de grandes écoles passant par un grand cabinet d'audit obtiennent, à un moment ou à un autre de leur progression de carrière, le diplôme d'expert-comptable. Il note cependant que, depuis quelque temps, les annonces de recrutement mettent explicitement en avant l'exigence du diplôme d'expert-comptable, et que ce "sésame" est de plus en plus avancé par les candidats dans les entretiens d'embauche. Surtout, cette nouvelle orientation de la demande des entreprises se traduit par une envolée des rémunérations offertes aux diplômés d'expertise comptable dotés de trois années d'expérience, dont la fourchette est passée, selon Thierry Carlier-Lacour, de 53 000-55 000 euros brut annuels en 2002 à 59 000-60 000 euros en 2006, alors que celle de leurs homologues entrant dans la même fonction, mais sans ce diplôme, se situe entre 50 000 et 55 000 euros. Résultat, les experts-comptables ayant commencé leur carrière en libéral ou comme salariés de cabinets indépendants n'attendent plus les cinq ou six années qui étaient de rigueur dans la profession avant de se décider à franchir le pas d'une candidature auprès d'une entreprise : ils le font de plus en plus tôt.

Pourquoi cet engouement ? Parce que l'évolution incessante de la réglementation (loi Sarbanes-Oxley aux Etats-Unis, loi de sécurité financière en France, nouvelles normes comptables internationales IFRS) impose une technicité accrue que la formation généraliste des diplômés des "business schools", même frottés aux joies de l'audit, n'aborde pas suffisamment, contrairement à la formation d'expert-comptable, qui comprend d'importants volets fiscaux, juridiques, et même de droit social. "Surtout, ajoute Luc Monteret, l'expert-comptable expérimenté a vécu des deux côtés du miroir, alors que les jeunes entrés directement en entreprise ne connaissent que le point de vue de celle-ci", ce qui conduit parfois à une moindre rigueur déontologique et juridique, au moment où l'exigence de "compliance" (mot anglais désignant la "conformité" aux règles, mais aussi à la "soft law", aux règles implicites) devient de plus en plus forte. Les entreprises considèrent de plus en plus que mettre un expert-comptable face aux auditeurs, aux commissaires aux comptes, à l'administration fiscale constitue une garantie, voire "un achat de virginité", selon l'expression de Thierry Carlier-Lacour.

Le défaut de la formation des experts-comptables demeurait cependant le manque d'ouverture internationale, qui faisait pencher nettement la balance du côté des grandes écoles. Mais l'amélioration de la formation, particulièrement la systématisation de l'anglais, aurait, ces dernières années, atténué ce différentiel.

Même la fonction de directeur financier ne serait plus hors de portée d'un expert-comptable gravissant patiemment tous les échelons de la hiérarchie, note un chasseur de têtes bon connaisseur du CAC 40 : "Depuis que les DAF sont devenus des tremplins pour arriver à la tête des grands groupes, les présidents en place se méfient des ambitieux qui souhaitent venir occuper cette fonction : ils peuvent préférer y nommer un technicien dont les ambitions, plus modestes, seront comblées par un tel poste !"
Antoine Reverchon


Cdt


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Micka
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Re: Les experts-comptables courtisés
Ecrit le: 08/02/2007 13:00
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Bonjour,

Merci pour l'information Warriors, encourageante.
J'ai surtout retenu la fin de l'article qui appuie ce que je pense depuis quelques temps. Soyons en certain, si la technicité n'avait pas progressé ou s'était estompée, les experts comptables se serait contentés de regarder cette marche hiérarchique.
La révolution n'a pas été impulsée par le peuple mais par les nobles...

Réjouissons nous alors de voir des experts compables atteindrent ce qu'ils leur est de droit en vertu de leurs compétences.

Cordialement,


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Fabrice Heuvrard
ProfilFabrice Heuvrard
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Expert-Comptable libéral en cabinet


Re: Les experts-comptables courtisés
Ecrit le: 08/02/2007 19:13
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Bonsoir,
cet article intéréssant et réjouira plus d'une expert comptable diplômé.
Il faut espérer que la dynamique armorcée aujourd'hui perdure dans l'avenir.


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Loursbruneo
ProfilLoursbruneo
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Re: Les experts-comptables courtisés
Ecrit le: 09/02/2007 08:03
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Salut,

Faut pas trop rever, tous les expert comtpables n'ont pas des salaires mirobolant !
Et tous ne trouvent pas du travail ou des client, ils y en a qui galère, qui sont au chomage, voir au RMI, dans l'attente d'etre éventuellement un jour dans un groupe, un cabinet, une entreprise...

En tant que salarié, il y a un faussé, soit tu travail pour un big four, et tu a une carrière tracé et tu gagnes bien ta vie, soit pour un petit cabinet et tu as une vie modeste, mais aussi comme le salaire minimum exigé est assez au haut, meme pour un débutant, certain préfère prendre personne qu'un expert comptable débutant (ayant fait un stage de 3 ans dans un petit cabinet...)

Enfin, plus proche de moi, j'ai vu des DESCF au chomage ou au smic, car pas d'experience ou je ne sais quoi..., certain ne trouvent meme pas un stage d'expertise comptable

Pour les salaires des débutants dans les big four, pour ceux qui ont déja la chance d'y entrer (car il s'agit d'un sacrifice qui peut rapporté) ou autres, il faut rapporté le salaire aux nombres d'heures travaillés, les transports d'un client a l'autre... pas de vie personnel... car 10 à 14 h par jour, donc les salaires sont mérité mais pas si haut que cela rapporté aux nombres d'heures travaillés

A comparer avec une bonne école de commerce, ou un diplome dauphine ou encore un master CCA, la filière comptable paie trop mal, par rapport aux sacrifices que demande cette filière, et les salaires ne sont pas vraiment au rendez vous en général , car il faut attendre et avoir de la chance avant que cela arrive, alors que pour les autres écoles, dauphine... c'est automatique (ou presque)


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Nicor
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Re: Les experts-comptables courtisés
Ecrit le: 09/02/2007 10:56
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Bonjour,

Des experts-comptables au chômage ou au RMI ?? Il doit certainement y avoir quelque chose à faire......

Des cabinets, même modestes et en province, offrent, pour un expert-comptable, des rémunérations équivalentes à celles des "big".

Cordialement.
Ksaid
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Re: Les experts-comptables courtisés
Ecrit le: 09/02/2007 12:01
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Moi je dis que c'est une histoire de chance...
A chacun de nous s'offrira une chance, mais reste à savoir quand... Moi j'appelle ça le destin, j'en ai vu plein de types ayant le meme profil qui ont fait presque les mêmes démarches et au final ya certainement un qui est mieu que l'autre... T'as ta situation, mais ya à coté la chance, et ta chance soit elle vient (maintenant ou après) ou elle vient jamais...


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Micka
ProfilMicka
Expert-Comptable Stagiaire en cabinet
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Re: Les experts-comptables courtisés
Ecrit le: 09/02/2007 13:38
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Bonjour,

Citation de Sénèque : " il n'y a de vents favorables pour qui ne sait où il veut aller"
On désigne sous le therme de "Locus of Control" le pouvoir qu'on certaines personnes à influencer positivement leur destin. Je ne crois pas que l'avenir est noir, il est simplement de la couleur dont on veut le voir. De cette constatation, je pense que nous nous mettons plus de batons dans les roues que la vie ne nous en met. Sans vouloir généraliser, je ne crois pas connaître de personnes courageuses et débrouillardes au chômage. Le problème est tel que l'humain a tendance à s'immobiliser au lieu de bouger. Il ne veut pas déménager parce qu'il a fait sa vie dans tel coin, ne veux pas se contenter momentanément d'un travail qu'il juge inférieur à son niveau, se contente d'envoyer des CV au lieu de frapper aux portes...
Bref, je ne veux en aucun cas insinuer que ceux qui n'ont pas de travail sont des feignants et des non débrouillards mais simplemement qu'ils s'imposent des contraintes qui les empêchent de trouver un travail. J'ai connu un ingénieur qui a accepté un poste d'éboueur en attendant de trouver un poste en rapport avec ses compétences. Tout est question de volonté.
En outre, un expert comptable au RMI est quand même un cas insolite bien connu sous l'expression "l'exception qui confirme la règle".

Cordialement,


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Audit17
ProfilAudit17
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Re: Les experts-comptables courtisés
Ecrit le: 10/02/2007 13:12
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Bonjour à tous,

Je me permets juste d'ajouter que les Big 4 (je ne connais pas le fonctionnement des autres) sont très bien au courant du marché et capables de positionner la rémunération de leurs collaborateurs "juste" un peu au dessus du marché pour éviter les fuites trop grandes d'un coup.

Si le turnover est un acquis dans les Big 4, les cabinets, une fois avoir stabiliser la pyramide au niveaux des managers confirmés (souvent diplômés), ne souhaitent pas voir partir des collaborateurs confirmés pour une histoire de 5 (***pas de style SMS***)... et sont donc près à faire de la sur enchère pour les garder.
Après, c'est sur que si le salarié a décidé de quitter l'audit, il ne cédera pas au chantage de l'argent mais il est tentant...
Et c'est sans doute pour cela que certains managers ont une rémunération de près de 30% sous forme d'une prime (quasiment toujours acquise voir accordée à plus de 120%) qui est versée...en aout, si le collaborateur est toujours là...


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Leo vrinks
ProfilLeo vrinks
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Re: Les experts-comptables courtisés
Ecrit le: 08/05/2007 19:55
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Bonjour à tous,

Je souhaiterais avoir un avis concernant les Fat 4 sur Lyon. J'ai passé 3 ans en cabinet sur Paris avant de rejoindre la DAF d'un grand groupe il y a maintenant 1.5 ans. Entre temps des choses se sont passées (notamment le côté étouffant du grand groupe, ras le bol de Paris et la réforme des examens comptables) et j'hésites à migrer en province et passer mes diplômes. Quelqu'un pourrait-il me renseigner sur la vie, le travail et le type de clients chez les Fat 4 de Lyon'

Merci par avance

A toute
Cavalesamis
ProfilCavalesamis
Expert-Comptable libéral en cabinet
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Expert-Comptable libéral en cabinet


Re: Les experts-comptables courtisés
Ecrit le: 27/07/2007 19:38
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Pour information : J'ai mis mon CV en ligne et j'ai eu 12 propositions en ne ciblant que 3 régions et au salaire demandé : 60 à 70 k€. Comme illustration c'est intéressant....
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