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Les professions du chiffre et du droit : plus proches qu'elles ne le pensent

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Catégorie : Actualité des métiers du chiffre
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Article écrit par Schmidt Sandra sur Twitter Schmidt Sandra sur LinkedIn (1266 articles)
Publié le
Modifié le 16/12/2018

Vers l'automatisation des services juridiques de base

Les professions du chiffre et du droit ont de nombreuses problématiques communes. Des technologies d'automatisation au Big data, en passant par l'intelligence artificielle et la blockchain, les points communs sont nombreux.

Retour sur la conférence d'ouverture de 3ème salon de la LegalTech, organisé par Le Village de la Justice et Open Law « Anticiper l'horizon 2030 » et sur les éléments qui les rapprochent des professions du chiffre.

 

Les données : véritable enjeu pour les professions juridiques

Les données dont disposent les avocats dans le cadre d'un litige sont essentielles et devraient même conduire à un accompagnement en temps réel de leurs clients. Pour Sébastien Meunier, fondateur et CEO de Clawd Technologies « les métadonnées peuvent avoir un effet sur la preuve et éventuellement sur l'issue d'un recours. ».

Leur fiabilité, intégrité et authenticité est donc essentielle, d'autant plus que « la mise en commun des données est inévitable ». L'avocat « est bien positionné pour être le garant de la fiabilité de la donnée ». Il peut ainsi intervenir sur la « certification de certaines informations, de façon à avoir une information qui revêt un caractère certain ».

Il y a aussi une question de « rentabilité obligatoire » qui, pour Sabrina Tantin, directrice chez Headcom, « s'articule autour de la création de valeur, qui doit être rentabilisée à partir d'outils technologiques et innovants ». À ses yeux, il faut « créer le besoin ».

 

Vers une relation client / avocat connectée

L'automatisation des tâches dans les professions du droit n'est pas une utopie. De nombreux éléments peuvent être automatisés et standardisés pour faire gagner du temps aux professionnels. Les convocations d'actionnaires et le secrétariat juridique en sont de très bons exemples alors qu'ils représentent parfois une part non négligeable du chiffre d'affaires des professionnels du chiffre.

Les professions du droit doivent « commencer à jouer sur les données » estime Nicolas Behra, directeur de la transition digitale chez Lexbase, en « interagissant avec les legaltechs dans un espèce de système durable et peut-être plus humaniste ».

Isabelle de La Gorce Crafoord, avocat associée, PwC Société d'Avocats, « crois à la technologie au service du droit », utilisée à la fois pour l'avocat et pour ses clients. La « différenciation entre les cabinets se fera alors en fonction de la valeur ajoutée qu'ils seront capables d'apporter en plus de la technologie ». Car les outils de machine learning sont simplement pré-paramétrés par les éditeurs. « À chaque avocat d'investir ensuite du temps pour construire son propre outil dont la performance dépendra du nombre de dossiers traités par la machine ».

Cette particularité peut permettre aux avocats, selon Vincent Henderson, responsable développement de produits chez Wolters Kluwer « de développer de nouveaux types de business models, voire des microservices propres à certains cabinets », notamment grâce à la standardisation des échanges de données.

Jean-Manuel Caparros, responsable marketing, digital et innovation chez Juridica pense à « une industrialisation des services juridiques et extra-juridiques d'ici 2030, notamment sous l'effet des acteurs de la legaltech ». Il faut « faire naître la culture du service juridique » au profit du client car « c'est elle qui structurera les offres juridiques de demain ».

Sandra Schmidt

Sandra Schmidt
Rédactrice sur Compta Online

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