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Catégorie : Actualité sociale
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Article écrit par (83 articles)
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Modifié le 19/01/2011

C'est effectivement ce qu'a imaginé la filiale américaine de Sanofi-Aventis, pour 1700 salariés de la firme, le 2 décembre dernier.

Tout a commencé par un mail envoyé le 30 novembre aux salariés. Dans ce mail, la direction souhaitait un joyeux Thanksgiving, et précisait à chacun de consulter sa boîte mail le 2 décembre à 5h00 du matin.

Jusque là tout va bien.

Les mails reçus le 2 décembre contenaient simplement un horaire d'appel et un numéro de téléphone. Mais selon les horaires fournis, les conséquences ne sont pas les mêmes :

  • Entre 8h00 et 8h30, les salariés conservent leur emploi,
  • Au-delà de 8h30, les salariés ont eu droit à un message pré-enregistré leur demandant d'arrêter leur travail immédiatement et sans aucun recours, ni explication.

Les salariés licenciés ont reçu, dans la foulée de ce message, la visite à leur domicile, d'un sous-traitant chargé par Sanofi-Aventis, de récupérer des objets appartenant à la société (voiture, téléphone, ordinateur,...).

Même si le directeur de la communication du groupe pharmaceutique français, admet que le procédé « n'était pas idéal », il lui fallait informer les salariés concernés « rapidement et de manière cohérente ». C'est donc l'idée qui leur est venue à l'esprit...

Ce qui est paradoxal dans cette situation, est le contexte dans lequel Sanofi Aventis se trouve : ce groupe a réalisé 5.6 milliards de bénéfice en 2009, avec un versement de dividendes à hauteur de 3.1 milliards.

Cette situation n'est qu'une parmi tant d'autres aux Etats-Unis. Mais elle a au moins le mérite de montrer, que la législation en vigueur au sein de la première puissance économique mondiale, est à mille lieues de ce qui se pratique en France.

 

Vénaïg Le Bris

Vénaïg Le Bris
Modératrice sur Compta Online

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