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Préparer les épreuves écrites du diplôme d'expertise comptable

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Catégorie : Les études de la filière d'expertise comptable
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Préparer les épreuves écrites du diplôme d'expertise comptable

Préparer les épreuves écrites du diplôme d'expertise comptable (DEC) est le titre d'une conférence, animée dans le cadre des estivales 2015, par Martial Chadefaux, président du jury du DEC.

En une heure, les deux épreuves, de déontologie et de révision légale ont été décrites.

 

Sur l'épreuve de déontologie

C'est l'épreuve la moins importante en terme de poids puisqu'elle a un coefficient 1 et ne dure qu'une heure.

C'est aussi l'épreuve qui permet le plus facilement d'obtenir des points d'avance. Il ne faut donc pas la négliger et ce, d'autant plus qu'il est beaucoup plus difficile d'obtenir la moyenne à l'épreuve de révision.

Les types de sujets possibles

Les sujets sont proposés par les instances (Conseil Supérieur de l'Ordre des Experts-Comptables et Compagnie Nationale des Commissaires aux Comptes).

Elle peut prendre deux formes :

  • soit un QCM (questionnaire à choix multiples) ;
  • soit un QRC (questionnaire à réponses courtes).

Les dernières épreuves ont pris la forme d'un QRC mais cela ne veut pas dire qu'il n'y aura plus de QCM. S'il n'y a eu que deux QCM jusqu'à présent, c'est parce qu'un QCM est beaucoup plus difficile à construire.

Le QRC, ce sont vingt questions auxquelles il faut répondre rapidement. Il ne s'agit pas de développer ou de détailler chaque réponse.

60 minutes pour répondre à 20 questions, ce sont trois minutes par question, le temps de lire la question, de réfléchir, de trouver la réponse et de rédiger.

Il y a normalement 10 questions d'expertise comptable et 10 questions de commissariat aux compte à chaque session. Et dans chaque groupe de dix questions, il y a un tiers de questions faciles, un tiers de questions moyennes, et un tiers de questions difficiles.

La préparation de l'épreuve

Pour se préparer à l'épreuve, il faut connaître les deux codes de déontologie, celui des experts-comptables et celui des commissaires aux comptes.

Les outils qui peuvent être utilisés pour la préparation de l'épreuve sont donc :

  • les codes de déontologie ;
  • l'e-learning ;
  • les manuels et mementos ;
  • les annales ;
  • les épreuves du DEC pour les étrangers qui comportent un volet déontologie ;
  • les préparations à l'épreuve de l'ANECS ;
  • etc...

La déontologie n'est pas une matière qui bouge beaucoup. A un moment où à un autre, les questions vont forcément revenir. Il est donc important de bien s'entraîner, de se mettre en situation d'examen.

 

Sur l'épreuve de révision

L'épreuve de révision est une épreuve de 4h30 qui prend la forme d'une étude de cas. Elle est affectée d'un coefficient 3.

Deux types de sujets peuvent être donnés. Le premier est un univers unique, le deuxième est composé de trois ou quatre dossiers très différents.

La préparation à l'épreuve passe pas une actualisation de ses connaissances en général, un travail plus approfondi dans les domaines que le candidat ne pratique pas au quotidien. Il faut aussi travailler avec les annales, les lire (sujet et corrigé) et se mettre en situation d'examen.

Il y a une certaine forme, un certain style de sujet. Cette lecture attentive des annales permet de comprendre ce que les correcteurs attendent des candidats.

Les éléments importants sont le programme de l'épreuve, la documentation, la gestion du temps et la rédaction de la copie.

Le programme de l'épreuve et les sujets

Le programme de l'épreuve se compose des éléments suivants :

  • le cadre général de la mission;
  • le contrôle interne ;
  • la mission d'audit ;
  • les autres missions ;
  • l'audit et examen limité de certaines entités ;
  • l'international.

 

Attention

Les connaissances de DCG et de DSCG sont supposées être acquises et sont considérées comme étant comprises dans le programme de cette épreuve.


Les sujets sont rédigés de telle sorte que l'expertise comptable et le commissariat aux comptes soient présents dans tous les sujets.

La répartition est fixée au maximum à 8 et 12. Lorsque les questions d'expertise comptable font 8 points, les questions d'audit font 12 points ou inversement selon le cas. C'est un maximum puisqu'il est difficile d'obtenir des sujets qui présenteraient 10 points pour les questions d'expertise comptable et 10 points pour les questions de commissariat aux comptes.

La documentation pour l'épreuve

La documentation autorisée est très large. Il n'y a qu'une seule limite, ce sont les supports informatiques. Cela veut dire qu'un candidat pourra aussi amener avec lui, sa documentation personnelle ou une documentation manuscrite, à condition qu'il s'agisse d'un document papier.

Le choix de cette documentation est vital. Elle doit être maîtrisée.

Les candidats qui ont l'habitude d'utiliser les ressources électroniques (mémentos sur internet) peuvent se trouver en difficultés le jour de l'épreuve, s'ils ne savent pas utiliser la version papier de leur documentation habituelle.

Il faut donc travailler avec la table des matières de l'ouvrage papier, pour savoir ce que contient chaque ouvrage emporté à l'examen. Il faut aussi avoir fait des repérages pour trouver plus facilement et plus rapidement les informations importantes.

 

La gestion du temps

L'épreuve commence par une lecture complète du sujet, y compris des annexes et ce, sans se fier aux intitulés des différentes parties. Car l'intitulé peut être trompeur. A titre d'exemple, le fait que le titre du dossier soit "les sociétés côtées", ne signifie pas que toutes les questions porteront sur les spécificités de ces sociétés.

Cette lecture prend environ 30 minutes.

Après cette première lecture, le candidat sait ce qu'il sait faire ou ce qu'il ne sait pas faire et peut commencer par ce qu'il sait.

Le barème des points permet de limiter le temps passé sur chaque dossier pour obtenir ensuite le maximum de points.

La rédaction de la copie

Il faut respecter l'ordre de traitement des dossiers et éviter les jeux de pistes. Il faut faire attention :

  • à la structure de la copie ;
  • à l'orthographe, au style, à la présentation ;
  • à se relire, recopier, souligner, encadrer... c'est à dire clarifier au maximum ses réponses ;
  • à faciliter au maximum le travail du correcteur.

Le candidat doit répondre aux questions posées et se méfier du hors sujet. Si les questions posées concernent les associations, il ne s'agit pas de mettre dans sa copie, tout ce que l'on sait sur les associations. Il faut se limiter au contexte qui est donner dans le sujet.

La structure de la copie doit être la suivante :

  • le candidat doit montrer qu'il a identifié le problème (quelle est la problématique) ;
  • le candidat doit ensuite raisonner, c'est à dire donner les solutions possibles ;
  • appliquer la ou les solutions aux faits de l'espèce ;
  • et conclure.

Chacun de ces trois éléments apporte des points ce qui veut dire qu'un candidat qui identifie le problème, donne les bons textes applicables mais les applique mal et fait la mauvaise conclusion, aura tout de même une partie des points. La pensée du candidat doit être structurée.

Certains sujets demandent également de trancher, de prendre position : il faut le faire. Si le candidat ne le fait pas, le correcteur se demandera comment il se comporte avec un client.

Les réponses doivent être justifiées par des textes, références, à chaque fois que c'est possible. Mais la référence à donner n'est pas le paragraphe du mémento fiscal, social ou autre. La référence à donner est l'article du code général des impôts, du code du travail, qui est donné dans le mémento.

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Sandra Schmidt

Sandra Schmidt
Directrice de la rédaction sur Compta Online


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