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Qu'attendent les employeurs d'un bon comptable ou collaborateur de cabinet ?

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Catégorie : Actualité des métiers du chiffre
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Les compétences indispensables pour réussir dans le métier de comptable

Le salarié qui débute ne sait pas toujours ce que son employeur attend de lui. En comptabilité, le salarié peut encore être testé sur ses capacités à réaliser les travaux de base avant d'évoluer lui-même. Ce n'est pas le seul critère.

D'autres compétences ou attitudes sont attendues des comptables et collaborateurs de cabinet qui souhaitent évoluer dans leur métier.

Évoluer en cabinet ou en entreprise à des postes à responsabilités peut être une condition de satisfaction de nombreux employés. Car l'augmentation des responsabilités va souvent de pair avec des missions plus intéressantes et une paie plus élevée.

Mais pour y parvenir, le comptable ou collaborateur débutant doit comprendre ce que l'on attend de lui et ce qui peut lui permettre de sortir du lot.

Dans un monde en constante évolution où les technologies prennent de plus en plus de place et où l'erreur n'est pas permise, surtout en comptabilité, les attentes des employeurs n'ont peut-être pas tellement évolué.

Le comptable doit être précis, limiter ses propres erreurs, développer ses compétences et pratiquer une veille constante. Enfin, il doit apprendre à respecter les délais.

 

Le travail du comptable est un travail de précision

Le métier de comptable est un métier dans lequel l'erreur n'est généralement pas permise. C'est pour cette raison que les entreprises et cabinets sont souvent structurés pour vérifier la saisie des écritures comptables. C'est la révision.

En amont de cette révision et lorsqu'il souhaite évoluer au sein de son entreprise ou cabinet, le comptable gagne à vérifier systématiquement son propre travail. Le bordel dans les comptes est considéré comme une absence de maîtrise des règles comptables.

Il s'agit ici de pister ses propres erreurs ou oublis, comme le ferait la personne qui révise les dossiers ou un auditeur. L'envoi d'un dossier plus propre à un réviseur ou superviseur donne tout de suite une meilleure image. Elle montre surtout la capacité à évoluer au sein de l'organisation.

Mais il ne s'agit pas ici de tout vérifier une seconde fois. Il s'agit d'utiliser le seuil de signification pour repérer les erreurs les plus importantes et limiter la durée de ces contrôles.

Si la question de savoir comment faire pour ne plus faire d'erreurs à parfois été posée sur ce site, la réponse n'est pas de ne plus en faire. L'erreur est humaine. La réponse est dans la vérification de ce que l'on fait.

Or, ce réflexe est rare, peut être trop rare chez les comptables ou collaborateurs débutants. Car cette compétence de vérification pourra aussi servir, à terme, à contrôler la saisie automatique et à vérifier le travail d'une future intelligence artificielle.

 

Le travail du comptable nécessite de prendre du recul, de la hauteur

Comprendre ses tâches et les raisons de leur exécution ou leur place dans l'organisation est importante.  Cette compréhension aide à motiver le salarié qui n'a jamais l'impression que ses travaux ne sont pas importants.

C'est l'exemple type du collaborateur débutant qui ne fait que de la saisie. Même si ce travail semble fastidieux, il permet d'observer les particularités comptables d'un dossier par rapport aux autres.

Le comptable vérifie alors que ses écritures comptables ont un sens et que les écarts éventuellement constatés ont une explication ou sont corrigés. En cas de doute, le bon comptable cherche une explication parce que tout ce qui semble faux ou anormal, peut l'être.

 

Respecter les délais et bien gérer son temps

Rares sont les professions qui sont autant à cheval sur le respect des délais. Les comptables doivent en principe se fixer des délais encore plus courts que les délais légaux. L'objectif est ici de pouvoir gérer les urgences sans se mettre en difficulté.

Ils doivent aussi prévoir large pour faire face aux imprévus et être conscients du fait que de leur travail, dépend parfois celui des autres.

Du travail d'un comptable ou collaborateur dépend parfois celui de ses collègues

Exemple : le collaborateur qui ne fait que de la saisie apporte la matière première à celui qui réalise les déclarations fiscales. Si la saisie est en retard, les déclarations sont en retard. Dans la même logique, si la saisie est de mauvaise qualité, le temps passé à la révision augmente exponentiellement.

Certains considèrent que le bon collaborateur utilise le temps a son avantage, se ménage des plages horaires pour faire des travaux bien précis, ne procrastine pas et surtout, commence sa journée par les tâches les plus difficiles.

 

Communiquer avec ses collègues de travail

Obnubilé par les échéances et les délais à respecter, il peut arriver que les professionnels du chiffre en oublient de communiquer avec leurs collègues et managers. C'est une erreur. Faire l'autruche et cacher des informations n'a jamais été une solution.

Quel collaborateur débutant n'a jamais remis un dossier sensé être prêt pour la révision alors que les comptes 580 n'étaient pas soldés, que le compte 471, une fois imprimé faisait plusieurs pages et dans lequel il manquait des factures ?

Communiquer avec les personnes qui sont amenées à utiliser notre travail est très important. Faire le point régulièrement pour informer son n+1 est peut être une vision très anglo-saxonne mais reste totalement pragmatique.

En France, le collaborateur a parfois tendance à rester dans son coin, sans oser déranger ou parce qu'il pense qu'on attend de lui un travail complet, sans toujours savoir ce que cela signifie. Bien évidemment, ce type de relation dépend aussi du facteur humain et des attentes au sein d'un cabinet.

En période fiscale, la communication avec ses collègues permet de gagner du temps et aide à respecter les délais. L'idée n'est pas de se comparer aux autres ou de compter le nombre de bilans déjà sortis. Ce type d'indicateur ne veut généralement pas dire grand chose tant la complexité et la taille des dossiers peut varier. En revanche, informer les bonnes personnes de ses retards ou difficultés peut aider à avancer et résoudre les problèmes.

 

Etre capable de résoudre les problèmes

La capacité à résoudre les problèmes n'est pas synonyme de travail solitaire. S'il faut être capable de rechercher un minimum d'informations par soi-même, surtout lorsqu'il s'agit d'utiliser la documentation professionnelle, garder les problèmes pour soi ou les cacher dans un placard n'est jamais une bonne solution.

Deux cerveaux qui réfléchissent à la solution valent toujours mieux qu'un.

Les entreprises ont de plus en plus souvent besoin de comptables qui peuvent sortir des sentiers battus et trouver de nouvelles voies pour résoudre de nouveaux problèmes.

Cette capacité à résoudre les problèmes pourrait bien prendre encore plus d'importance avec l'automatisation de la saisie et l'arrivée de l'intelligence artificielle.

 

Progresser, encore et toujours

Certains pensent qu'une fois leur diplôme en poche, ils n'auront plus besoin d'étudier, de lire, d'apprendre. Dans un monde qui accélère et qui évolue de plus en plus vite, apprendre à évoluer devient une nécessité pour sauvegarder son employabilité.

Il s'agit à la fois d'être curieux de tout ce qui touche de près ou de loin notre profession, de se mettre à jour en permanence. La lecture d'ouvrages, d'articles de presse spécialisée est un premier pas.

Apprendre ensuite à mieux gérer son temps, développer ses compétences en écriture professionnelle, communication, management de projet... peut être intéressant pour celui qui envisage de devenir manager et d'aller encore plus loin.

Sandra Schmidt

Sandra Schmidt
Rédactrice sur Compta Online, média communautaire 100% digital destiné aux professions du Chiffre depuis 2003.
J'interviens sur Compta Online depuis 2007 et j'ai rejoint l'équipe en 2014. Mes articles abordent la comptabilité, la fiscalité, le droit social, les IFRS, mais aussi l'intelligence artificielle, la blockchain...
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